Rédaction

Malgré la surseance de l’arrêté portant nomination des nouveaux comités de gestion dans les universités et instituts supérieurs publics en RDC par le premier ministre Jean-Michel SAMA LUKONDE suite aux réactions mécontentes des corps académiques et scientifiques ainsi que de certains étudiants, le ministre de tutelle à l’ESU MUHINDO NZANGI tient à avancer dans son processus par la considération de son arrêté en invitant à la cérémonie d’ouverture de l’année académique.

Prévue pour ce mercredi 05 Janvier sur toute l’étendue de la république, la cérémonie d’ouverture de la rentrée académique que doit lancer le Warrior MUHINDO doit se passer à l’Académie de beaux-arts.

Comme à l’accoutumée, les membres de comité de gestion des différents universités et établissements d’enseignement supérieur y prennent part. Pour cette année, malgré le fait de surseoir le récent arrêté portant nomination des nouveaux comités de gestion par le premier ministre chef du gouvernement, Le ministre MUHINDO NZANGI a lancé, pour cette cérémonie d’ouverture d’année académique 2021-2022, une invitation collective au nouveaux comités de gestion afin d’y prendre part. Au grand étonnement, des invitations spécifiques ont été également distribuées aux anciens comités de gestion par le président du conseil des établissements.


La rencontre de deux comités de gestion, l’un sortant qui persiste encore grâce à l’intervention du premier ministre et l’autre invité par insubordination du ministre MUHINDO, il est à se demander la réalité qui se passerait sur le lieu surtout pour les nouveaux nominés qui se voudront une confirmation par des entrées triomphales, question de se confirmer au poste de commande de ces établissements publics.

Une rentrée fortement menacée

Le ministre MUHINDO n’en tient qu’à sa tête. Sans vouloir au préalable voir les questions récentes et cruciales qui pourraient bloquer le bon début et le déroulement de la nouvelle année académique qui se pointe. Alors qu’il tient au lancement ce mercredi 05 Janvier tel que prévu par le nouveau calendrier des activités académiques au lancement officiel du début des cours pour l’exercice 2021-2022, du côté de corps académique un grand mécontentement se fait lire par l’avertissement d’entamer le processus de grève générale sur toute l’étendue de la république des assistants et chefs des travaux.

Comme cause, ses personnels académiques réclament l’amélioration de leur traitement par le ministère de l’ESU par le salaire décent et vital, la mécanisation des nouvelles unités ainsi que la réduction de l’écart existant entre le salaire d’un professeur ordinaire et celui des assistants et chefs des travaux.

Une recommandation simple pour dissiper toute incompréhension

Un bras de fer qui tient à opposer le ministre MUHINDO qui serait accusé de par son acte à l’insubordination au premier ministre SAMA qui tenu à la surseance de l’arrêté nommant les nouveaux membres de comité de gestion appuyé par les différents corps académiques et scientifiques des universités et instituts supérieurs publics, semble être résultat d’un simple entêtement de la part du ministre de tutelle.

Pour les corps académiques et scientifiques des établissements ainsi que la clameur exigent simplement la suppression totale et impérative du fameux arrêté et souhaite que nomination s’il y aurait, que les fils maison soit nommés pour mieux gérer et résoudre les problèmes internes de chaque établissement.


Cet arrêté n’est pas conforme aux lois et textes qui régissent le secteur notamment la loi n°18/038 du 29 Décembre 2018 sur le personnel de l’ESURS dans ses articles 220 et 221 et l’ordonnance 016/71 du 29 du 29 septembre 2016 sur l’organisation et fonctionnement des organes d’administration de l’ESU.